La pauvreté peut se définir comme un état qui peut évoluer au gré de la conjoncture économique comme des accidents de la vie qui peuvent rompre un équilibre souvent fragile et faire basculer des ménages dans la pauvreté. Pour permettre d’en sortir et de s’en sortir, l’éducation des enfants et des jeunes en état de pauvreté doit se développer malgré la pauvreté.
Suffit-il dès lors d’accéder à un espace protégé et dédié pour laisser la pauvreté à la porte de l’école et se consacrer aux apprentissages ? Ou faut-il que l’accompagnement scolaire se préoccupe des conditions matérielles d’acquisition, que les politiques éducatives s’invitent à la cantine, dans certaines interventions sanitaires ou dans l’accompagnement en séjour-vacances ? Peut-on parler d’un « seuil de pauvreté scolaire » comme on parle d’un pourcentage du niveau de vie médian pour définir le seuil de pauvreté monétaire ?
Avec nos invités, ces 11e Entretiens Ferdinand Buisson tenteront répondre à ces épineuses questions :
- Maïtena ARMAGNAGUE, professeure associée au Département des Sciences de l’Éducation de l’Université de Genève, équipe de recherche EduMiJ (Éducation, Minorités et Justice sociale).
- Tom CHEVALIER, Chargé de recherche CNRS au laboratoire Arènes, Sciences Po Rennes
- Benjamin DENECHEAU, Maître de conférences en Sciences de l’éducation, membre du laboratoire LIRTES de l’Université Paris-Est Créteil (UPEC)
- Laurence FACCHI, IEN à Villeurbanne, académie de Lyon
- Christine FELIX, maitresse de conférences à l’INSPE d’Aix-Marseille Université
- Marie-Aleth GRARD, présidente d’ATD Quart-Monde
- Thibaut MAINVILLE, Adjoint à l’IA-DASEN du Rhône, académie de Lyon
Conférence-débat organisée et animée par Hélène Buisson-Fenet (Triangle, CNRS - ENS de Lyon) et Régis Guyon (IFÉ - ENS de Lyon)