Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Lieux d'Éducation Associés à l'IFÉ

Les Lieux d'Éducation Associés à l'IFÉ (léa-IFÉ)

Vous êtes ici : Accueil / Le réseau / Les différents LéA / Réseau de l'école à l'université - Grenoble et Annecy
Retour

LéA Réseau de l'école à l'université - Grenoble et Annecy

Académie(s) de Grenoble
depuis 2021
Enseigner la preuve en mathématiques pour former le citoyen au raisonnement, à l’autonomie et au débat scientifique.
Institut Fourier, IREM de Grenoble
Objet(s) d’enseignement-apprentissage : Mathématiques
Conditions et organisations des apprentissages : Espaces et temps
Développement professionnel : Transformations professionnelles

Une convention de partenariat scientifique entre l’IREM – Groupe Résolution de problèmes aux cycles 1, 2 et 3 – et la DSDEN 74 permet, depuis trois ans, un travail de recherche-formation avec les équipes de plusieurs écoles d’Annecy. A la suite des résultats obtenus, 7 enseignants de ces écoles ont souhaité poursuivre le travail avec l'équipe de recherche dans le cadre de ce LéA. La présence de maîtres formateurs dans cette équipe est un atout pour la diffusion des résultats.

Le collège Olympique (2 enseignants) et l’école Le Verderet (2 enseignants) ont déjà collaboré en tant que membres du même réseau d’éducation prioritaire, à Grenoble, autour des objets travaillés dans le cadre de cette recherche. La transposition dans un réseau REP des outils déjà développés dans les écoles d’Annecy nous permettra d’en éprouver la robustesse.

Le lycée Pablo Neruda est proche du REP Olympique. Au sein d’un laboratoire du type Villani-Torossian, avec des enseignants volontaires, a déjà débuté un travail sur la preuve en mathématiques, sur lequel va s'appuyer la recherche dans le cadre du LéA.

Enfin à l’Université Grenoble-Alpes, un enseignement transversal est proposé à l’ensemble des étudiants de Licence, de même qu'un module d'une unité de culture scientifique proposée aux étudiants de licence...

Recherche menée

La preuve est centrale en mathématiques, sous les aspects de processus et de produit. Processus qui vise à lever le doute, à valider, à établir la vérité, à convaincre, mais aussi à expliquer et à comprendre les objets mathématiques. Produit pour communiquer, oralement ou par écrit, des mathématiques. A ces dimensions de processus-produit et de validation-explication s’ajoute la dimension syntaxe-sémantique, plus présente à partir du collège.

La pratique de preuve est aussi une activité sociale. Mais celle-ci vit peu dans l’institution scolaire, quel que soit le niveau d’enseignement.

Pourtant la transposition en classe de cette pratique peut amèner à développer la socialisation des élèves au sens qu’elle nécessite que la classe fonctionne comme une communauté scientifique, dans laquelle on accepte ou rejette des arguments fondés sur des raisons objectives. Elle nécessite de la part des élèves une attitude d’écoute au sens où, pour échanger des arguments, les élèves doivent s’intéresser aux arguments des autres et accepter le débat. Cette attitude de preuve n’est pas innée ; le « pourquoi » en mathématiques ne peut pas être appris en référence à l’autorité (Brousseau, 1998, p. 39).

Des points d’appui existent. D’une part, l’équipe de recherche a mis au point des situations de recherche, adaptées à la pratique en classe de la preuve, mais à la condition qu’elles soient gérées adéquatement par les enseignants (Gandit et al., 2011). D’autre part, des outils ont été développés durant ces trois dernières années, avec les enseignants d’Annecy, outils permettant l’accompagnement des enseignants dans la mise en œuvre en classe d’une pratique de preuve par les élèves.

Questions de recherche :

Comment, sur la base des situations de recherche pour la classe, concevoir et mettre en œuvre des scénarios, adaptés à la pratique de preuve à chaque niveau d’enseignement ? Comment enchaîner ces situations dans une progression permettant d’une part, de faire entrer les élèves ou étudiants dans la preuve, d’autre part, d’améliorer les pratiques enseignantes ? Amélioration dans le sens de laisser les élèves ou étudiants exercer une responsabilité scientifique, acquérir de l’autonomie dans la recherche, débattre scientifiquement de leurs résultats. Enfin comment observer (critères et indicateurs) que les élèves ou étudiants entrent dans la pratique de preuve ?

La méthode, prenant appui sur les premiers outils évoqués ci-dessus, inclura des recueils de données (enregistrements audio ou vidéo, entretiens, écrits) concernant les enseignants et les élèves ou étudiants.

Productions du LéA

Les productions envisagées sont  des ingénieries didactiques relatives à la résolution de problèmes, partant de problèmes de combinatoires simples et allant jusqu'à des situations de recherche pour la classe, ainsi que de nouvelles situations de recherche.

Des résultats sont attendus concernant l'évolution des pratiques des enseignants, notamment lors de la mise en œuvre des problèmes de recherche avec leurs classes, ainsi que concernant les attitudes des élèves ou étudiants.

Membres de l'équipe

  • Charles Agnès, professeur de mathématiques associé, Grenoble, collège Olympique
  • Grégoire Charlot, chercheur, Grenoble, Institut Fourier, IREM, Maths à Modeler
  • Béatrice Danjou, professeure des écoles associée, Annecy, école Vallin-Fier
  • Mickaël Da Ronch, chercheur, Suisse et Grenoble, Institut Fourier, IREM, Maths à Modeler
  • Lilian Deronzier, professeur des écoles associé, Annecy, école du Parmelan
  • Anne-Cécile Despinasse, conseillère pédagogique, Grenoble
  • Nataly Essonnier, professeure de mathématiques associée, IREM, La Motte Servolex, CFA
  • Michèle Gandit, chercheure, Grenoble, IREM, Maths à Modeler
  • Claire Geoffroy, professeure de mathématiques associée, IREM, Seyssinet-Pariset, lycée Aristide Bergès
  • Erwan Gonsolin, conseiller pédagogique, Annecy
  • Sylvain Gravier, chercheur, Grenoble, Institut Fourier, Maths à Modeler
  • Manon Leygonie, professeure de mathématiques associée, Grenoble, collège Olympique
  • François Lathuraz, professeur des écoles associé, école Clos Chevallier, Menthon Saint-Bernard
  • Thomas Meyer, professeur de mathématiques associé, IREM, Saint-Martin d'Hères, lycée Pablo Neruda
  • Pauline Maucci, professeure de mathématiques associée, Saint-Martin d'Hères, lycée Pablo Neruda
  • Catherine Mohn, professeure des écoles associée, Annecy, école du Parmelan
  • Rémi Molinier, chercheur, IREM, Institut Fourier
  • Laurence Mossuz, professeure des écoles associée, IREM, Annecy, école de La Plaine,
  • Claire Perrillat, professeure des écoles associée, Annecy, école Quai Jules
  • Emilie Quéma, professeure de mathématiques associée, Meylan, lycée du Grésivaudan
  • Aurore Quinto, professeure des école associée, Grenoble, école Beauvert
  • Aurélie Sauze, professeure de mathématiques associée, Grenoble, lycée Pablo Neruda
  • Jean-Christophe Salmon, professeur de mathématiques associé, IREM, Cluses, collège Geneviève Anthonioz-De Gaulle
  • Fanny Stachetti, professeure des écoles associée, Grenoble, école du Verderet
  • Marlène Touvat, professeure des école associée, Grenoble, école Beauvert
  • Elsa Van-Straaten, professeure de mathématiques associée, Saint-Martin d'Hères, lycée Pablo Neruda
  • Caroline Zavarise, professeure des écoles associée, Annecy, école du Parmelan

Correspondants

Correspondant Recherche
Gandit Michèle
Correspondant LéA
Baudère Véronique

Réseaux sociaux