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Les Lieux d'Éducation Associés (lea)

Rennes

Liste des résumés
LéA Ecoles en réseau

Le journal du nombre, un outil d'enquête sur le nombre (Démonstration)

LéA Moulin-Sanquer

Impact des répétitions professorales sur les apprentissages des élèves en L2 lors d’une séance en visioconférence à l’école (Communication orale)

Utilisation  de la visioconférence  et langues  vivantes  étrangères : présentation d'un parcours M@gistere produit au sein du LéA Moulin­Sanquer (Démonstration)

LéA Collège Echange

Danse et éducation artistique au collège : quelle rencontre avec les œuvres ? (Communication orale)

LéA Joliot-Curie

Ressources pour la formation à l’enseignement des mathématiques en anglais (Communication orale)

LéA Écoles en réseau

Le journal du nombre, un outil d'enquête sur le nombre (Démonstration)

S. Joffredo-Le Brun

Notre proposition de communication prend place dans le cadre du LéA « Réseau École Bretagne » initié en 2011 par Gérard Sensevy (enseignant-chercheur au CREAD) à l'ESPE de Bretagne. Ce LéA se décompose en trois sous-groupes. Notre présentation se centrera ici sur le sous-groupe Arithmétique et Compréhension à l'école élémentaire (ACE).
Ce sous-groupe en liaison avec d'autres équipes de recherche a pour objectif de produire une progression en mathématique (sur le nombre) pour le cours préparatoire en lien avec les résultats de la recherche en didactique et en psychologie cognitive. Cette progression est implémentée dans des classes expérimentales depuis septembre 2012 (60 la première année puis 120 la seconde année).
Le sous-groupe ACE travaille dans le cadre d'une ingénierie coopérative (Sensevy, 2013) au sein de laquelle se côtoient enseignants-chercheurs, formateurs, maîtres-formateurs, CPC et doctorants. Ce collectif rédige conjointement des séquences de classe en arithmétique. Ainsi, au sein du collectif, des propositions de séquences sont expérimentées dans les classes « d'étude » (classes de maîtres-formateurs) puis analysées par le collectif dans un processus itératif avant de les transmettre aux classes du groupe expérimental.
Ici, nous nous centrerons sur un outil spécifique proposé par ce groupe de recherche, le journal du nombre. Ce journal offre aux élèves un espace d'écriture mathématique pour eux-mêmes et pour les autres en explorant des potentialités du nombre et des signes mathématiques. L'élève est mis en position de réussite dans la mesure où il exprime ce qu'il sait faire. Ce travail d'écriture est réalisé à partir d'une incitation du professeur qui ne contraint pas de manière étroite les réponses de l'élève (exemples d'incitations : Écris des égalités à trois termes, Choisis un nombre et décompose le en plusieurs termes...). Ce journal du nombre est lu par le professeur mais n'est pas évalué. Il peut s'il le souhaite sélectionner une production d'élève et la proposer au groupe classe pour en débattre collectivement et ensuite la suggérer comme incitation sous forme « observe et imite » (2+3=5 ; 12+13=15...).
Dans le cadre de la formation des professeurs et notamment de la production d'un module m@gistère, le collectif Ace conçoit des systèmes hybrides textes-images pour donner à voir et à comprendre :
- les organisations possibles de l'enseignement à partir des incitations et productions des élèves dans le journal du nombre ;
- l'évolution des connaissances des élèves sur le nombre.
Nous proposons ici une démonstration d'un premier système hybride regroupant des extraits de films de classe et des productions d'élèves commentés par les chercheurs et les professeurs.


LéA Moulin / Sanquer

Impact des répétitions professorales sur les apprentissages des élèves en L2 lors d’une séance en visioconférence à l’école (Communication orale)

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B. Gruson, MCF CREAD et ESPE de Bretagne

Cette communication s’intéresse aux relations contrat et milieu sur lesquelles repose toute situation didactique (Brousseau, 1998), et s’efforce d’approfondir ces relations à travers la notion « d’équilibre contrat-milieu » (Sensevy, 2011, p. 193). En développant cette notion, notre étude vise à montrer que les apprentissages en jeu sont fonction du type de relation que l’action conjointe du professeur et des élèves établit entre le milieu et le contrat dans une situation donnée : il dépend du jeu d’apprentissage (Gruson, Forest & Loquet, 2012) auquel jouent ensemble le professeur et les élèves. Afin d’illustrer le mécanisme d’équilibre contrat-milieu et évaluer son impact potentiel sur les apprentissages des élèves, notre communication s’appuie sur une séance que nous nommons "Cluedo en visio" qui offre, selon nous, des caractéristiques répétitibles (Agamben, 2008, p. 12) qui peuvent permettre, à partir de cette étude de cas, d'illustrer un certain nombre d'enjeux par rapport à l'utilisation de systèmes de visioconférence pour enseigner une L2. De plus, en lien avec la théorie de l’action conjointe en didactique (Sensevy & Mercier, 2007 ; Sensevy, 2011), la séance "Cluedo en visio" contient des épisodes qui illustrent la façon dont se jouent des types d'équilibration didactique contrastés du fait d'actions professorales relevant d'épistémologies pratiques différentes (marquées culturellement) et d'un milieu particulier qui présente une composante interactionnelle forte (échanges avec des "natifs"). Les extraits qui servent d’appui à cette communication sont donc issus d’une séance lors de laquelle un système de visioconférence est utilisé pour mettre en interaction une classe bretonne et une classe du Devon (UK) afin de permettre aux élèves des deux classes d’améliorer leurs compétences de communication orale. Comme le sous-entend le titre de la séance, lors de cette dernière, les élèves jouent à un jeu traditionnel bien connu, le jeu du Cluedo, adapté aux objectifs langagiers, à la situation en classe entière et au dispositif de visioconférence. Le cœur de la communication a pour objectif de montrer l'impact des répétitions professorales sur les apprentissages des élèves. Elle s’appuie sur deux extraits lors desquels PEF (le professeur français) et PGB (la professeure anglaise) ont recours à des formes de répétition très différentes qui influent sur la façon dont les élèves pratiquent la L2. Le premier extrait, focalisé sur la professeure anglaise, se déroule lors d’une première partie en français alors que le second extrait, focalisé sur le professeur français, se déroule, lui, lors d’une seconde partie en anglais. Ces deux extraits permettent également d'illustrer différents phénomènes dont celui d'alternance codique. Ils montrent que la façon dont les professeurs emploient leur L1 et surtout les contenus langagiers qui composent leurs énoncés sont radicalement différents, ce qui permet de conforter l'analyse centrée sur l’équilibre contrat-milieu.

Utilisation  de la visioconférence  et langues  vivantes  étrangères : présentation d'un parcours M@gistere produit au sein du LéA Moulin­Sanquer (Démonstration)

C.Le Hénaff, Post-doctorante au CREAD, P. Le Bian, Directeur de l'école Sanquer à Brest, G. Rossi, Directrice de l'école Pablo PIcasso à Thourie, L. Bars, PEMF, Ecole Bourgchevreuil à Cesson-Sévigné, S. Garçon, Formatrice anglais, ESPE de Bretagne, F. Barnes, , Formatrice anglais, ESPE de Bretagne, B. Gruson, MCF CREAD et ESPE de Bretagne

Le  LéA  Moulin­Sanquer  s'inscrit  dans  un  dispositif  de  recherche  autour  de  l'utilisation  de  la visioconférence dans le cadre  de l'enseignement­apprentissage de l'anglais  à l'école  élémentaire. Cette  recherche,  initiée depuis 2008  à l'ESPE de  Bretagne  (site de Rennes), regroupe  des chercheurs et des formateurs, et est dirigée par Brigitte Gruson. Son objectif est de déterminer sous quelles conditions les possibilités offertes par la visioconférence de mettre en interaction en temps réel  des locuteurs  experts  avec  des  élèves  peuvent  permettre  à  ces  derniers  de  développer leurs compétences  de communication  orale.  Les  premiers  résultats  ont  fait  état,  entre  autres,  de  la complexité pour les élèves à s'orienter dans des milieux (Brousseau, 1998 ; Sensevy, 2007, 2011) qui  échappent  parfois  au  contrôle des  enseignants,  et  qui sont  à  l'origine  de  la  production  de contrats didactiques (Ibid.) spécifiques à ce type d'échanges. Ainsi, même si un des intérêts de la visioconférence est de permettre aux élèves d'avoir une pratique "authentique" de la langue orale et d'accéder à d'autres cultures, elle place les élèves  dans  un  milieu  très  ouvert dans  lequel  il  est parfois difficile pour les professeurs de les orienter (Gruson, 2010). Ainsi, les résultats obtenus dans le cadre de ce LéA ont abouti à la production d'un parcours de formation  M@gistere  destiné  aux  Professeurs  des  Écoles, intitulé  «  Utilisation  de  la visioconférence et  langues vivantes  étrangères ». Notre  parcours a pour objectif  de restituer,  à travers la participation du LéA à une action institutionnelle, les résultats de nos recherches, avec en parallèle  la volonté  de  fournir  aux  enseignants  des pistes  de formation  pour  utiliser  la visioconférence  en  classe  de  langue vivante. La  démonstration  du  parcours  nous permettra d'en détailler  les  objectifs  de  formation, que  sont notamment la  compréhension des  enjeux fondamentaux de l’utilisation de la visioconférence pour les langues, les implications techniques et organisationnelles de l'outil, et l'analyse des connaissances et compétences en jeu dans une séance de langue intégrant ce type de dispositif. Le parcours intègre en particulier des analyses d'extraits de séances d'anglais, ainsi qu'un réinvestissement par les formés de ce travail. Les analyses seront en effet suivies de l'élaboration et la mise en œuvre de séances s'inspirant des extraits présentés, dans le but de nourrir par la suite un retour réflexif. Ce  parcours sera  présenté  dans  l'état  actuel  de son  avancement  et  ne sera donc  pas  totalement abouti.

 

LéA Collège Échange

Danse et éducation artistique au collège : quelle rencontre avec les œuvres ? (Communication orale)

P. Prim, professeur EPS Collège Echange, correspondant LéA - M. Loquet, professeur Sciences de l'éducation, Université Rennes 2, correspondant IFé - C. Chanteau, étudiante ENS Rennes, Master 1 "Sport culture éducation" Sciences de l'éducation, Université Rennes 2 - J. Lussiez, étudiant ENS Rennes, Master 1 "Sport culture éducation" Sciences de l'éducation, Université Rennes 2 - C. Bertin, étudiante Master 2 "Sport culture éducation" Sciences de l'éducation, Université Rennes 2 - V. Messina, doctorante CREAD, Université Rennes 2 - G. Motais-Louvel, docteur CREAD, inspectrice de l'Education nationale en charge du premier degré.

L’éducation aux arts fait l’objet d’une politique conjointe des deux Ministères de l’Éducation nationale et de la Culture. La lettre de mission (2005) affirme que l’éducation artistique s’inscrit dans un contexte scolaire marqué par la « diversité » : 1) champs reconnus dans le monde culturel (arts visuels, arts du son, arts du spectacle vivant, histoire des arts) ; 2)  démarches pédagogiques conjuguant enseignements artistiques et approches croisées ; 3) jeunes publics issus de milieux sociaux défavorisés supposant des actions renforcées ; 4) partenariats qui impliquent les structures artistiques et culturelles des collectivités territoriales. Cette approche de la « diversité » suppose une conception plurielle et ouverte de l’art, et incite les professeurs à s’engager dans des projets pluridisciplinaires tout en développant leur propre identité disciplinaire. Le LéA « pratiques chorégraphiques » s’inscrit dans cette perspective. Il se développe au travers des enseignements de la danse en EPS, dans un collège à mixité culturelle, ethnique et socio-économique, et s’articule avec des enseignements de différentes matières (musique, français, arts plastiques, LV2, histoire). La « rencontre des œuvres » est centrale. « L’œuvre » est définie au sens de Bruner (2000) de création culturelle dynamique de l’homme ; « rencontrer l’œuvre », contrairement à « visiter l’œuvre », indique un mode d’étude proactif, au sens de Chevallard (2010) : l’élève étudie une questionraisons d’être de l’œuvre –, doit enquêter sur elle à nouveaux frais et apporter une réponse. Le LéA comprend trois cycles d’enseignement de la danse, animés dans l’interdisciplinarité par le professeur d’EPS : a) « contes en-corps » en classe de 6ème, ou comment la danse des élèves fait entrer dans l’univers du conte, Cendrillon ou Blanche Neige (participation des professeurs de français et LV2) ; b) « statuettes mi-homme mi-animal », en classe de 5ème (à l’initiative du professeur d’arts plastiques), ou comment les statuettes construites par les élèves vont se mettre à « parler » (contribution du professeur de français) et « danser » (professeur d’EPS) ; c) « la danse dans l’histoire des arts sous l’Allemagne nazie », en classe de 3ème (coopération du professeur d’histoire) ou comment des corps vus comme contraints / libérés renvoient à l’art héroïque / dégénéré. Le questionnement des pratiques chorégraphiques se situe dans un cadre didactique, éclairé par la théorie de l’action conjointe et le modèle du jeu (Sensevy, 2007, 2011 ; Gruson, Forest & Loquet, 2012). Trois courts extraits filmiques, issus des trois pratiques de classes, sont étudiés. Nous présenterons le système des descripteurs utilisés pour rendre compte de la qualité épistémique des situations d’apprentissage. Nous montrerons que celle-ci (résumée par l’expression « sens artistique ») est liée à la manière dont les œuvres artistiques sont abordées par les élèves et le professeur dans l’action conjointe. 

LéA Lycée Joliot-Curie

Ressources pour la formation à l’enseignement des mathématiques en anglais (Communication orale)

La recherche menée dans le LéA Joliot-Curie concerne les pratiques d'enseignement des mathématiques comme discipline non linguistique, en langue anglaise au lycée en section européenne. Ce contexte est particulièrement intéressant à interroger du point de vue des ressources, car très différent du contexte usuel de travail des professeurs de mathématiques : il n’y a pas de manuels scolaires ; pas de programmes fixant des contenus ; et les professeurs des mathématiques travaillent avec des professeurs d’anglais, dont les pratiques et les ressources sont très différentes. Les membres du LéA travaillent au sein d’un groupe de recherche de l’IREM de Rennes qui associe des professeurs de plusieurs lycées et des chercheurs. Ils ont conçu des ressources, qui ont progressivement évolué au fil de leur usage par différents collègues, et d’échanges avec une collègue d’anglais. Ces ressources sont disponibles sur un site web (http://python.espe-bretagne.fr/enseigner-maths-dnl/) qui a été développé par les membres du groupe de recherche, et assure une visibilité du travail fait dans toutes l’académie de Rennes, voire au-delà.  Nous avons pu noter, à l'intérieur du groupe, que les professeurs au fil de leurs tests en classe et de la conception de nouvelles ressources retenaient des mises en œuvre spécifiques, auxquelles ils pouvaient associer divers contenus mathématiques, l'objectif essentiel étant de rendre les élèves actifs et de les faire s'exprimer oralement. Ainsi, même s'il est possible d'accéder aux activités par thème mathématique, le site web privilégie un classement par « types d'activités » : - des activités d’échauffement (warming up) : les cours de DNL ont lieu une fois par semaine. Il est utile en début d’heure de rafraîchir la mémoire des élèves sur ce qui a été fait précédemment. - des activités d’introduction (vocabulary) du vocabulaire, aussi bien du langage mathématique que des notions étudiées - des activités de prise de parole sur du vocabulaire ou des notions connus (training) - des activités plus transversales, avec prise d’initiative des élèves (let’s play). Ce sont réellement les mises en œuvre destinées à favoriser l’expression orale des élèves qui ont été privilégiées au fil de l’usage des ressources conçues : les contenus mathématiques pouvaient être modifiés selon les contextes. De plus les interactions avec un professeur d’anglais ont amené en particulier le développement de ressources pour l’évaluation des élèves. Lors d’une demi-journée de formation organisée par le groupe, des échanges ont eu lieu avec une quarantaine de professeurs présents. Ceux qui étaient déjà utilisateurs du site web ont souligné l’utilité d’une certaine ressource très simple, intitulée « mon premier cours »  conçue initialement pour permettre au professeur débutant en DNL de ne pas être démuni mais finalement utilisée aussi dans d'autres contextes. Ceci met en évidence, selon nous, la possibilité de transmission de ressources élémentaires, qui sont préférées à des situations dont la complexité fait obstacle à l’appropriation.