Veille Ifé

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Bibliographie de la veille de l’Ifé

DV-134-Partenariats.


  • Glasman Dominique (2005). La lente émergence des politiques éducatives territoriales. In  Alain Faure & Anne-Cécile Douillet (éD.), L'action publique et la question territoriale (p. 107-130). Grenoble : Presses universitaires de Grenoble.
    Résumé : S'il est un "secteur" où l'État républicain a depuis plus d'un siècle joué un rôle majeur, c'est bien celui de l'éducation. Pourtant, l'intervention des villes dans le domaine de l'éducation n'est pas neuve, et l'action de l'État central s'est, dès la première moitié du XIXe siècle, appuyée sur la participation active des communes à l'entreprise de scolarisation. Depuis les années 1970, et surtout depuis les lois de décentralisation, les villes sont encore plus entreprenantes et ont tendance à accorder plus d'énergie et plus d'argent à l'éducation. Malgré cet engagement, ou en raison même de l'intensité de cette implication, elles se sentent corsetées dans leurs initiatives par la puissance de l'Éducation nationale. Si l'on excepte quelques villes pionnières en la matière, c'est plus récemment que de véritables politiques éducatives territoriales s'élaborent, face à des situations que l'institution scolaire est de moins en moins en mesure d'affronter et de maîtriser seule, et en s'appuyant en particulier sur les dispositifs ou les démarches partenariales que sont le Contrat éducatif local ou la Veille éducative.
    Mots-clés : EducationBook sections.


  • Goujon Catherine (2016). Devenir du savoir source dans la médiation scientifique. Un modèle de la circulation des eaux souterraines à la Fête de la science. Rdst, n° 13, p. 71-101. Doi : https://doi.org/10.4000/rdst.1321
    Résumé : Le travail présenté ici concerne l'intervention de scientifiques auprès d'élèves, dans le contexte d'expositions temporaires. Nous avons étudié le cas de la rencontre de chercheurs en hydrogéologie avec des élèves de CE1 lors d'un atelier à la Fête de la science. Le thème abordé est celui de l'origine de l'eau du robinet, avec présentation d'une maquette, modèle analogique de la circulation des eaux souterraines. Nous interrogeons, avec une perspective didactique, l'action de trois chercheurs engagés dans l'animation du stand et les savoirs en jeu, en nous appuyant sur la théorie de l'action conjointe en didactique et sur les systèmes de ressources. Nos analyses se basent sur des films d'étude, réalisés sur les lieux de l'action lors de la préparation et pendant la rencontre. L’analyse comparée des interventions des trois scientifiques montre des similitudes dans les scénarios et dans les schèmes d'utilisation des ressources, des différences dans les choix didactiques, voire même dans les contenus présentés, en fonction des intérêts personnels.


  • Grasset Jehanne De (2015). Les partenariats éducatifs, vecteurs d’accompagnement du changement ? ÉDucation Et Socialisation, n° 38, p. . Doi : 10.4000/edso.1245
    Résumé : L’histoire récente des politiques éducatives françaises accorde une place importante au développement des pratiques collaboratives entre partenaires. La mise en cohérence de l’action des acteurs éducatifs d’un même territoire est un des vecteurs de la réussite éducative. D’un point de vue institutionnel l’accumulation des dispositifs induit un renouvellement de la culture professionnelle des enseignants. Sur le terrain, de nombreuses études confirment que c’est sur la structure relationnelle-affinitaire que le partenariat tend à se développer. Cet article propose un état des lieux des réformes institutionnelles. Puis il présente l’étude spécifique d’un partenariat éducatif - le Projet Éducatif de Territoire (PEdT) - imposé par la réforme des rythmes scolaires actuelle. Afin de répondre à cette injonction, la discussion présente les éléments clefs d’un dispositif d’accompagnement à la mise en place des PEdT en termes méthodologiques et organisationnels.


  • Halpern Charlotte, Lascoumes Pierre & Le Galès Patrick (2019). Instrument. In  Laurie Boussaguet, et al., Dictionnaire des politiques publiques (Vol. 5e éd., p. 321-330). Paris : Presses de Sciences Po.
    Résumé : Les politiques publiques interviennent dans tous les domaines de la vie quotidienne des citoyen·ne·s et agissent sur l'ensemble de la société. Ce dictionnaire ne se contente pas de définir des notions telles que « fenêtre d'opportunité », « gouvernance », « dépendance au chemin emprunté » ou encore « policy feedback ». Il montre comment les grands concepts de ce champ d’étude se sont forgés, puis modifiés et enrichis pour prendre en compte les nouveaux acteurs et instruments à l’œuvre. En faisant dialoguer les courants, en s’ouvrant aux autres disciplines et en accordant une large place aux recherches francophones et internationales les plus actuelles, il offre les outils intellectuels indispensables pour comprendre les transformations contemporaines de l’action publique.


  • Harris Alma & Allen Tracey (2011). Young people’s views of multi‐agency working. British Educational Research Journal, vol. 37, n° 3, p. 405-419. Doi : 10.1080/01411921003692876


  • Henri-Panabière Gaële, Renard Fanny & Thin Daniel (2013). Des détours pour un retour ? Pratiques pédagogiques et socialisatrices en ateliers relais. Revue FranAise De PDagogie, n° 183, p. 71-82. Doi : 10.4000/rfp.4168
    Résumé : L’article s’appuie sur une enquête qualitative menée dans des ateliers relais, dispositifs prenant en charge temporairement des collégiens en ruptures scolaires. Nous montrons que c’est un double travail qui est déployé dans ces dispositifs relais, travail sur les apprentissages et travail sur la « socialisation » au sens normatif du terme, c’est-à-dire comme action de mise en conformité des individus au regard des normes dominantes de comportement et de relations aux autres. Pour ce faire, nous croisons dans l’analyse une sociologie des dispositifs pédagogiques attentive aux malentendus socio-cognitifs et une sociologie des formes d’encadrement de la jeunesse « déviante » attentive aux socialisations de transformation que ces formes déploient. Nous mettons au jour l’articulation et les tensions propres à ce double travail et nous pointons que les activités proposées aux collégiens s’inscrivent dans des logiques d’action qui peuvent être définies comme logiques de détour. Détour d’abord dans les pratiques pédagogiques de contournement visant à ne pas confronter les élèves à des situations d’apprentissage explicites. Détour ensuite dans ce qui relève d’un travail dit de « socialisation », c’est-à-dire de transformation des postures et des pratiques apparaissant, pour les enseignants, comme une condition de retour à une scolarisation ordinaire et « réussie ».

  • Heurdier Lydie (2016). Expansion et transformation de l’enseignement spécial : le tournant des années 1960. Carrefours De L'Ducation, n° 41, p. 133-149.
    Résumé : Dans le contexte des réformes des années 1960, l’enseignement spécialisé a connu un développement conséquent de ses structures, une forte augmentation de ses personnels comme des populations prises en charge. Cette restructuration liée à la prolongation de la scolarité obligatoire a réussi grâce à la mobilisation d’acteurs institutionnels, syndicaux et associatifs, militants de l’enfance inadaptée mais aussi de l’école publique et laïque. Leurs objectifs convergents ont été entendus et relayés dans les travaux du Plan. Cependant progressivement les modalités d’intervention se sont transformées, en lien avec le rapport Bloch-Lainé (1967) mais aussi avec les critiques sur les orientations abusives de jeunes en échec scolaire considérés comme « débiles légers ». Désormais, il va s’agir de lutter contre toutes les inadaptations dans l’enseignement ordinaire. Cette logique de prévention et d’adaptation débouchera sur un mouvement d’intégration généralisé.


  • Higham Jeremy & Yeomans David (2010). Working together? Partnership approaches to 14–19 education in England. British Educational Research Journal, vol. 36, n° 3, p. 379-401. Doi : 10.1080/01411920902960962


  • Musée et éducation (1995). Musée et éducation (D. Jacobi & O. Coppey, éD.). Actes Sud - Université d'Avignon.
    Mots-clés : école-musée, partenariat.

  • Juan Maïté & Renault-Tinacci Mathilde (2019). Que reste-t-il à creuser ? Cahiers De L'action, n° 53, p. 79-81.


  • Kerlan Alain (2017). L’éducation artistique et culturelle, entre utopie et hétérotopie. Éléments de généalogie. Quaderni, n° 92, p. 13-26. Doi : 10.4000/quaderni.1031
    Résumé : L’éducation artistique et culturelle (EAC) doit être comprise comme la figure historique que prend au¬jourd’hui l’ambition éducative de l’art, d’une éduca¬tion par l’art. Cette ambition, indissociable dans son origine et dans nombre de ses développements de la « critique artiste » de la société et de l’école, est dé¬sormais enserrée dans le grand récit du changement et de la modernisation, au risque d’y perdre sa dimension émancipatrice. Pour la retrouver, une généalogie de cette ambition est devenue nécessaire. La perspective généalogique conduit à préférer à la généralisation consensuelle et dissolvante de l’EAC une politique éducative qui favoriserait la multiplication diversifiée de ce que Michel Foucault appelait des hétérotopies. Une éducation par l’art, et fidèle à son ambition, passe par des dispositifs qui assument le paradoxe d’être à la fois « à distance » de l’école et « au cœur » de l’école.


  • Khasanzyanova Albina & Niclot Daniel (2020). Former les enseignants aux pratiques collaboratives et au partenariat pour inclure tous les élèves. Spirale, n° 65-2, p. 39-49. Doi : 10.3917/spir.652.0039
    Résumé : La collaboration entre l’école et des partenaires extérieurs (acteurs sociaux et parents) pour lutter contre l’échec et le désintérêt scolaires et promouvoir l’inclusion de tous les élèves est une question vive qui a fait l’objet de plusieurs recherches récentes. Elle donne lieu également à de prescriptions officielles, tant à l’échelle européenne que française. Pourtant une enquête menée auprès de professeurs des écoles stagiaires indique que leurs besoins sont loin d’être satisfaits par la formation initiale. Dans ce contexte quelques orientations concernant la formation initiale et continue des enseignants pour les aider à développer des pratiques collaboratives sont suggérées.

  • Laforets Véronique (2016). L'éducatif local : les usages politiques du temps libre des enfants (thesis). Université Grenoble Alpes.
    Résumé : Depuis le début des années quatre-vingt, les dispositifs inscrits dans les politiques de la ville et de l’aménagement du temps de l’enfant, et plus récemment dans les lois de cohésion sociale et d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école, ont représenté de puissants leviers pour permettre l’émergence de projets éducatifs locaux pilotés par les communes. Ces projets s’élaborent dans un contexte institutionnel en perpétuel mouvement, enchevêtrent une multitude de préoccupations et présentent la caractéristique de se mettre en œuvre en dehors du temps scolaire. Alors que leur dimension locale est fortement valorisée tant par l’État que par les communes, cette thèse considère « l’éducatif local » comme étant la configuration que ces projets éducatifs locaux forment dans leur ensemble. Elle titre des généralités et identifie des mouvements de fond pour comprendre et estimer l’impact de leur émergence sur l’action publique à vocation éducative qui se déploie sur le temps libre des enfants et des adolescents .Elle est présentée en quatre parties. La première, intitulée « La fabrique de l’éducatif local : des mouvements de jeunesse aux projets éducatifs locaux » est composée de trois chapitres et s’intéresse à la sociogénéalogie de l’éducatif local, successivement considérée du point de vue des associations, de l’État et des communes. La seconde partie est titrée « Se rapprocher des acteurs. L’enquête et sa conduite ». Elle est composée d’un seul chapitre, présente l’épistémologie et les méthodologies de l’enquête. Celle-ci , réalisée à l’échelle nationale, mobilise un matériau comprenant des observations, une analyse documentaire, des entretiens, et un questionnaire renseigné par des professionnels du domaine. La troisième partie, «L’éducatif local comme champ de luttes » s’intéresse à deux catégories d’intervenants : les élus et les professionnels qui font chacun l’objet d’un chapitre. Enfin, une quatrième partie analyse «Les perspectives éducatives » en deux temps. Le chapitre 7 explore la manière dont s’élaborent les projets éducatifs locaux ; il aborde les différents types de ressources mobilisées et le fonctionnement des réunions de partenaires. Le chapitre 8 se centre sur la dimension strictement éducative de l’éducatif local. Il traite notamment des objectifs poursuivis par les projets locaux, la déclinaison de ces objectifs dans et hors des quartiers de la politique de la ville, et des publics concernés.


  • Lareau Annette & Lopes Muñoz Vanessa (2012). “You’re Not Going to Call the Shots”: Structural Conflicts between the Principal and the PTO at a Suburban Public Elementary School. Sociology Of Education, vol. 85, n° 3, p. 201-218. Doi : 10.1177/0038040711435855
    Résumé : Researchers and policy makers overwhelmingly stress the harmonious nature of parent involvement. Researchers have focused on individual forms of parent involvement, yet collective efforts of parents in parent-teacher organizations (PTOs) are a key dynamic in schools. Drawing on a case study of an elementary school in an upper-middle-class community, we show that very high levels of parent involvement led to many conflicts. There were three main sources of these routine conflicts. Parents and educators had different priorities?parents favored a warm, friendly, and nonbureaucratic environment while the principal favored an orderly, safe, and bureaucratic environment. There were battles over authority, particularly over the planning of events. And finally, the PTO was a volunteer organization with high levels of turnover, weak lines of communication, and minimal training. This case study suggests the need to reconceptualize our models of family involvement in schooling.

  • Lauret Jean-Marc (2017). ‪L’évaluation des politiques d’éducation artistique et culturelle, approche critique et prospective‪. Quaderni, n° 92, p. 85-95.
    Résumé : Les évaluations des politiques publiques sont censées servir à vérifier l’adéquation des stratégies et des moyens mis en œuvre aux objectifs préalablement définis. L’article interroge cette vision naïve et insiste sur l’impact du choix des outils d’évaluation sur le contenu de la politique conduite par le ministère de la Culture et de la Communication en matière d’éducation artistique et culturelle. La distinction entre les effets intrinsèques et extrinsèques générés par des actions d’éducation artistique et culturelle, l’indicateur destiné à mesurer la performance du ministère dans ce domaine, ainsi que les métaphores employées pour rendre compte d’une politique visant à la « généralisation » d’actions jusqu’alors menées auprès d’une minorité d’élèves en modèlent en profondeur l’orientation. L’effet induit est de bloquer la réflexion sur les conditions de l’élaboration d’une politique visant à concerner la totalité de la population.


  • Le Floch Marie-Christine (2008). Une relecture du sale boulot. Entre une division morale et une division sociale du travail éducatif. PensE Plurielle, vol. 18, n° 2, p. 31-48. Doi : 10.3917/pp.018.0031
    Résumé : RésuméDans cet article, nous proposons de relire le rejet du sale boulot dans le champ de l’éducation avec trois préoccupations : tout d’abord celle de tenir compte de la montée d’une demande de relation de la part des usagers, qui transforme les situations ordinaires de l’activité en drames sociaux. Nous cherchons ensuite à dépasser le cadre des interactions pour montrer que la division morale est également une division sociale du travail éducatif. Nous introduisons enfin les logiques de projet et de valorisation des compétences à travers l’analyse d’un espace de différenciation et de lutte pour le prestige, qui se dégage des tâches dévalorisées. Une nouvelle division morale et sociale du travail éducatif est en germe dans ces logiques.

  • Le Galès Patrick (2019). Gouvernance. In  Dictionnaire des politiques publiques (p. 297-305). Paris : Presses de Sciences Po.


  • Lebon Francis (2018). Engagements professionnels et militants dans l’animation et l’éducation populaire. Informations Sociales, n° 196-197, p. 93-100. Doi : 10.3917/inso.196.0093
    Résumé : L’histoire des métiers de l’animation est marquée par le rôle décisif des associations de jeunesse et d’éducation populaire. Ce monde associatif, qui a pour objectif de rénover la démocratie et reconstruire le lien social, est attaché à la valeur de l’engagement éducatif et citoyen. Cet engagement repose sur le travail des bénévoles et des « volontaires » (indemnisés sur une durée déterminée) qui collaborent avec les animateurs salariés de l’animation et de l’éducation populaire. Du fait de leurs profils contrastés et de leurs contextes de travail variés, les animateurs professionnels sont néanmoins très inégalement militants. Ils ne vivent donc pas, de façon semblable, « de » et « pour » la cause (associative, des jeunes, etc.).

  • Lebon Francis (2013). La musique autrement ? Les “musiciens intervenants” entre travail social et création artistique. Education Et SociTS, n° 31, p. 171-186.
    Résumé : Les musiciens intervenants constituent un segment professionnel méconnu, à mi-chemin entre création musicale et éducation des enfants. Proche de l’animation dans les années 1970, la définition officielle du métier s’appuie à présent sur le Diplôme universitaire de musicien intervenant (Dumi), créé en 1984, et sur une littérature qui, critiquant l’enseignement traditionnel de la musique, prône des méthodes d’éducation collective et inventive fondées sur le jeu rythmique, vocal et corporel. Alors que les musiciens intervenants sont relativement invisibles, leur revendication de créativité artistique et pédagogique est-elle un atout professionnel ? L’inflation du culturel et l’accroissement de la division du travail en éducation musicale (ces agents spécialisés dans l’éveil en sont l’expression) contribuent-ils à diversifier la figure de l’artiste ?


  • Lebon Francis & Simonet Maud (2017). « Des petites heures par-ci par-là ». Actes De La Recherche En Sciences Sociales, n° 220, p. 4-25. Doi : 10.3917/arss.220.0004
    Résumé : À partir d’une enquête menée en région parisienne et dans une commune rurale, cet article, à distance du problème social des « rythmes scolaires et biologiques de l’enfant », prend pour objet la transformation des rythmes professionnels induite et révélée par la réforme des rythmes scolaires de 2013. Polyvalence, travail gratuit et concurrence sont les thèmes récurrents des entretiens formels et des observations réalisés auprès des différents acteurs de la « communauté éducative » dont les territoires professionnels se redéfinissent. Avec des effets différenciés en fonction des différentes catégories de travailleurs éducatifs, une même logique de l’emploi semble s’imposer à tous, faite d’amplitude horaire et de morcellement, avec la prégnance des « heures » comme unité de temps débattue et ressentie par tous les professionnels. Ces résultats interpellent ainsi sur les effets d’une réforme, vus du côté des professionnels qui forment et encadrent les enfants.

  • Legon Tomas (2014). Malentendus et désaccords sur le plaisir cinématographique. Agora DBats/jeunesses, n° 66, p. 47-60.
    Résumé : Créé par le Centre national du cinéma et les Régions, Lycéens et apprentis au cinéma (LAC) est un dispositif qui permet à des élèves de voir trois films en salle et de profiter d’une « éducation à l’image ». L’article vise à éclairer comment les différents jeunes qui bénéficient du dispositif en Rhône-Alpes le perçoivent. Cette étude de la réception est un moyen idéal pour comprendre, notamment, comment un travail de médiation qui vient des institutions parvient ou non à créer des effets sur une pratique culturelle déjà massivement et ordinairement investie par les adolescents.
  • Leproux Olivier (2017). Sociologie de la "Réussite éducative". Un cas d'école des nouvelles politiques éducatives. Université Paris Nanterre, Paris.

  • Maillard Dominique (2018). La catégorie de « prévention » du décrochage scolaire dans trois systèmes éducatifs différenciés. De la question de l’élève à la gestion des personnels. Les Sciences De L'Ducation - Pour L'ere Nouvelle, vol. 51, n° 3, p. 11-36.
    Résumé : Cet article interroge la « prévention » du décrochage scolaire comme catégorie des politiques éducatives et ensemble de pratiques professionnelles au sein des établissements scolaires. Dans un premier temps, il s’agit de revenir sur l’émergence de la catégorie à travers les politiques éducatives européennes et sur le travail de construction d’un sens et d’un contenu. Cet objet est ensuite appréhendé dans trois espaces éducatifs bien différenciés (France, Luxembourg et canton suisse du Valais) qui retravaillent la question dans une problématique nationale. Pour autant, le cadrage national ne prescrit que partiellement les pratiques concrètes de prévention. Les opérations de réinterprétation que réalisent, au sein des établissements, les chefs d’établissement pour la rendre effective soulignent qu’au-delà de sa focalisation initiale sur l’élève, la prévention pose aussi la question du management de la communauté scolaire.

  • Maire-Sandoz Marie-Odile & Martin-Dametto Sylvie (2014). "L'Opéra aux Minguettes" Rapport d'étude 2011-2014. Lyon : IFE-ENS de Lyon ; Opéra de Lyon. Consulté à l'adresse http://centre-alain-savary.ens-lyon.fr/CAS/et-encore/art-et-ecole/lopera-a-lecole/lopera-aux-minguettes
    Résumé : L’Opéra national de Lyon a implanté un projet artistique de trois ans (2011-2014) dans le quartier des Minguettes à Vénissieux (69). Cet investissement artistique et culturel s’est concrétisé par la présence d'artistes en résidence à l'école et au collège : une comédienne-­conteuse, un musicien, un plasticien. D’autres les ont rejoints la troisième année lorsque les effectifs d’élèves ont plus que doublé. Des artistes permanents de l’opéra sont aussi intervenus ponctuellement. Les enfants et les jeunes inscrits dans ce projet ont en plus suivi un parcours de découverte de l’Opéra de Lyon et de ses métiers. Ils ont assisté à nombre de spectacles.


  • Malet Régis (2012). Médiations en milieu scolaire : repères et nouveaux enjeux. Informations Sociales, n° 170, p. 74-80. Doi : 10.3917/inso.170.0074
    Résumé : L’école est aujourd’hui confrontée à des défis majeurs. En plus de ses compétences professionnelles et de sa mission de transmission culturelle, l’école doit désormais faire preuve de compétences sociales pour la réalisation individuelle. Le processus ne va pas sans fragiliser le lien éducatif, la transmission des savoirs et le statut des enseignants. L’école paraît souffrir de ce que l’on peut reconnaître comme une double instabilité, institutionnelle et subjective, ce qui entraîne une demande de médiations. Soit pour renforcer la relation avec le savoir, soit pour ré-activer les liens au sein de l’établissement.

  • Martin Laurent (2013). La démocratisation de la culture en France. Une ambition obsolète ? Territoires Contemporains, n° 5, p. .

  • Matias Vitor & Lemerise Tamara (2006). Le partenariat musée-école aux yeux des enseignants du secondaire : un appui au principe, mais une implication concrète encore hésitante. Nouveaux Cahiers De La Recherche En éDucation, vol. 9, n° 1, p. 57-73.
    Résumé : Cet article présente les données recueillies, par voie d’entrevues, auprès d’une trentaine d’enseignants ayant récemment fréquenté un musée avec leurs élèves. Le musée est perçu comme un complément à l’école : utile pour certains, nécessaire pour d’autres. Les relations établies avec les musées sont majoritairement de type consommation de services ; quelques répondants ont développé des liens de collaboration étroits. On observe un consensus relatif aux critères utilisés pour juger du succès d’une visite. Ces données, conjuguées à celles disponibles dans la documentation scientifique, permettent de tracer un premier portrait des représentations que les enseignants du secondaire se font du partenariat école-musée.


  • Maubant Philippe (2008). Pour une lecture démocratique du partenariat en éducation. La Revue Internationale De L'Ducation Familiale, vol. 24, n° 2, p. 137-153. Doi : 10.3917/rief.024.0137
    Résumé : Quelle belle idée que celle du partenariat. Celle-ci se décline depuis quelques années dans toutes les sphères de la société, habite et traverse la plupart des textes officiels traduisant ainsi une conception forte des relations entre les acteurs d’une part, entre les organisations d’autre part. Sur le plan éducatif, la problématique des liens entre l’école, les enseignants, les élèves et leurs familles se trouve elle-aussi nourrie de l’idée de partenariat. Or, instaurer, au sein d’un dispositif éducatif, des relations de type partenarial nécessite d’identifier préalablement les finalités et les enjeux d’une telle configuration relationnelle. Dans quelle mesure le partenariat entre l’école et les autres acteurs sociaux n’interroge-t-il pas aussi la finalité et les modes d’organisation des démocraties modernes?

  • Des établissements scolaires autonomes ? : Entre inventivité des acteurs et éclatement du système (2016). Des établissements scolaires autonomes ? : Entre inventivité des acteurs et éclatement du système (O. Maulini & L. Progin, éD.). Paris : ESF Editeur.
    Résumé : L'autonomie des établissements est devenue aujourd'hui, tout à la fois, un lieu commun et un objet de polémiques. Lieu commun car la rhétorique institutionnelle exhorte les "acteurs" à "se prendre en mains" et à "mettre en oeuvre, en tenant compte des spécificités locales, les objectifs nationaux assignés à l'Ecole". Objet de polémiques, car certains voient, dans ce mouvement, la transformation d'une institution égalitaire en un ensemble de services soumis à la loi du marché... Pendant que d'autres considèrent toutes les directives nationales comme autant de limites à l'inventivité des acteurs et à l'efficacité du système. Les premiers stigmatisent la "dérégulation génératrice d'inégalités", les seconds vouent aux gémonies "la bureaucratie totalitaire". Mais tout cela est finalement très idéologique et peu documenté. C'est pourquoi le premier grand mérite de cet ouvrage est de traiter de la question de l'autonomie des établissements en confrontant les histoires, systèmes d'organisation et réformes de quatre pays francophones : la France, la Suisse romande, la Belgique et le Québec. Son deuxième mérite est de regarder précisément, sans a priori, les effets des décisions et d'entendre les acteurs à leur sujet. Son troisième mérite est de débusquer des paradoxes rarement mis en évidence : c'est ainsi qu'il montre que la montée de l'autonomisation est corollaire de la standardisation des objectifs et du renforcement des contrôles. Enfin, son quatrième mérite est d'ouvrir des perspectives qui échappent aux oppositions stériles : ainsi Monica Gather Turler ― dont les travaux sont fondateurs dans ce domaine ― souligne-t-elle la nécessité de construire "un accord commun, sur la durée, associant la politique gouvernementale, la participation active des professionnels et l'engagement des citoyens". Or, c'est bien là le défi. Et nous avons besoin, pour le surmonter, d'identifier les conditions à réunir et les moyens à mettre en oeuvre ; nous avons besoin aussi de comprendre l'articulation des différentes phases nécessaires à la construction d'un équilibre, plus que jamais nécessaire, entre des classes isolées et une administration centralisée. C'est tout l'objet de cet ouvrage, contribution fondamentale à un débat essentiel. Philippe Meirieu

  • Mazière Christelle (2018). L’éducation artistique : carrefour entre acteurs formels et informels ? Carrefours De L'Ducation, n° 45, p. 39-53.
    Résumé : L’éducation artistique telle qu’elle existe au sein du système éducatif français se caractérise par un ensemble de situations pédagogiques durant lesquelles un individu est en lien avec une expression artistique. Trois types de pratiques composent aujourd’hui l’éducation artistique : l’enseignement de l’histoire des arts, les ateliers de pratiques artistiques et enfin les pratiques culturelles de classes. Ces trois types de situations voient concourir une pluralité d’acteurs qui ne relèvent pas exclusivement de l’institution scolaire. Cet article propose donc d’analyser comment l’émergence de l’éducation artistique a favorisé la structuration d’un carrefour d’acteurs issus de l’école ou non. La première partie est basée sur une analyse des circulaires publiées entre 1989 et 2013 qui ont dressé son actuelle définition. La seconde partie de l’article repose sur des descriptions de pratiques par des enseignants dans des classes du premier degré. Le matériau textuel recueilli donne alors lieu à une analyse textuelle afin d’identifier leur positionnement en tant qu’acteur de l’éducation artistique.


  • Mérini Corinne (2007). Les dynamiques collectives dans le travail enseignant : du mythe à l'analyse d'une réalité. In  Coordonner, collaborer, coopérer (p. 35-47). Bruxelles : De Boeck.

  • Mérini Corinne (1994). De la formation en partenariat à la formation au partenariat (thesis). Université Paris 8, Paris.
    Résumé : Le partenariat apparait comme un nouveau (?) type d'intervention sur les probemes qui se posent a des acteurs, appartena nt a des organisations differentes et n'ayant pas vocation a produire d'effts communs. Notre travail s'inscrit dans le c hamp de l'education et plus particulierement celui de la formation d'enseignants du 1er degre. Nous nous appuyons sur la sociologie des organisations et l'analyse strategique, pour construire une modelisation de l'action qui entre dans le chanp des systemes complexes. C'est de sociologie comprehensive dont il est question. Notre demarche praxeologique est fondee sur le reperage et l'analyse des representations que les acteurs ont de l'action partenariale en formation. Notre these s'organise autour de trois axes majeurs : 1) nous montrons comment la notion de reseau permet de territorial iser l'action de formation et lui apporte la temporalite necessaire a la construction de l'identite professionnelle 2) l'analyse du processus nous a permis d'identifier le contrat de collaboration et la maniere dont s'organisent les ser ies de negociations dans une dynamique interculturelle - 3) la modelisation d'un systeme complexe et ses modes d'evaluat ion comme moyen de former au partenariat.


  • Mérini Corinne (1995). Entre savoirs scolaires et pratiques sociales : le partenariat à l’école. Spirale, n° 16, p. 169-184. Doi : 10.3406/spira.1995.1699
    Résumé : Le partenariat se présente comme une sorte d’intervalle entre deux cultures : celle de l’école et celle du champ social, au sein duquel l’objet d’étude est tiraillé entre savoir scolaire et savoir social. Reste alors à voir les effets de ces déplacements sur le système d’apprentissage lui-même et les répercussions qui s’en suivent sur la nature du savoir en cause.

  • Mérini Corinne (2012). Trois obstacles au développement du partenariat. Cahiers Pedagogiques, n° Hors-série numérique 24, p. .
    Résumé : La question du partenariat est centrale dans l’éducation à la santé, mais y répondre de façon positive impose d’analyser et de faire avec les contraintes propres à la collaboration entre acteurs aux univers professionnels divers.

  • Mérini Corinne (1999). Le partenariat en formation. De la modélisation à une application. Paris : L'Harmattan.
    Résumé : Agir en partenariat qu'est-ce à dire : sous-traiter, déléguer, sponsoriser ou établir des complémentarités qui permettront d'agir efficacement ? Contrairement aux schémas habituels de formation, le partenariat s'appuie sur l'hétérogénéité et travaille avec les différences. Mais alors comment faire pour que cette croisée des chemins ne devienne pas cacophonie pour les publics à qui ces dispositifs s'adressent ? C'est ici la question de la cohérence de l'action qui est posée et non celle de la cohésion de l'équipe. Construire et développer des réseaux, s'assurer de l'articulation des complémentarités, utiliser l'évaluation comme outil de régulation supposent une nouvelle forme de professionnalité des métiers de la formation qui soit en partie en rupture avec l'option républicaine de l'acte éducatif égalitaire et homogène, structuré autour du schéma habituel d'un même cours pour tous au même moment et dans un même lieu. L'ouvrage, qui s'adresse aux formateurs, aux enseignants, aux responsables de formation et d'institutions, s'essaie à éclaircir les conditions favorables à cette évolution.

  • Mérini Corinne (2001). Le partenariat : histoire et essai de définition. In  Actes de la Journée nationale de l'OZP. Paris : OZP.

  • Mérini Corinne & Peretti C. de (2002). Partenariat externe et prévention en matière de substances psychoactives : dans quelle position l'école met-elle ses partenaires? Sante Publique, vol. 14, n° 2, p. 147-164.
    Résumé : L’éducation à la santé des jeunes scolarisés est une des missions du système éducatif caractérisée par l’intervention de nombreux professionnels institutionnels, associatifs, ou autres, au sein des établissements scolaires. La nécessité du « partenariat », dans ce domaine complexe, est affirmée tant dans les circulaires officielles du Ministère de l’Education nationale que dans les faits. Pour autant, la prégnance du recours aux intervenants extérieurs doit-elle être considérée comme le résultat d’un partenariat réel ou le fait d’une simple délégation (ou sous-traitance) ? Cet article se propose en premier lieu de définir le concept de partenariat. Dans un second temps, il présente les résultats d’une étude sur la mise en œuvre de la prévention des toxicomanies dans les établissements du second degré qui soulignent l’importance de la problématique partenariale dans ce domaine et tentent de mettre en perspective les points de vue respectifs des équipes éducatives et des intervenants extérieurs. Partant de ces résultats, il propose une typologie des réseaux à partir desquels sont construites les actions, puis analyse les conditions nécessaires pour que l’éducation à la santé soit mise en œuvre dans un cadre partenarial établi à partir des différences de chacun.

  • Mérini Corinne & Ponté Pascale (2009). Le travail conjoint à l'école : exploration des modalités d'action. Les Sciences De L'Ducation - Pour L'ere Nouvelle, vol. 42, n° 2, p. 43-65.
    Résumé : L’incitation à la collaboration est profondément inscrite dans les injonctions. Cherchant à explorer les modalités d’action que les enseignants développent dans leur dynamique collective de travail, nous avons mené une recherche à partir du dispositif « maître surnuméraire » des Hauts-de-Seine. Nos analyses sociologiques plurielles montrent que le travail conjoint émerge dans des conditions socio-historiques particulières. Il se structure à partir d’une mise en relation des pratiques et conduit à une offre pédagogique orientée par la différenciation pour laquelle les enseignants développent une polyvalence de rôles.

  • Mesclon Anna (2018). Transmettre « l’altérité » dans un cadre « normalisant » : les enseignants impliqués dans le dispositif Collège au cinéma. Cahiers De La Recherche Sur L’éDucation Et Les Savoirs, n° 17, p. 169-190.

  • Meunier Arlette (2003). À propos de l’absentéisme scolaire et de la "déscolarisation" : de l’injonction "partenariale" aux résistances professionnelles. Cahiers De La Recherche Sur L’éDucation Et Les Savoirs, n° 2, p. 43-69. Doi : https://journals.openedition.org/cres/1457


  • Milbourne Linda (2005). Children, families and inter‐agency work: experiences of partnership work in primary education settings. British Educational Research Journal, vol. 31, n° 6, p. 675-695. Doi : 10.1080/01411920500314653


  • Milbourne Linda, Macrae Sheila & Maguire Meg (2003). Collaborative solutions or new policy problems: exploring multi-agency partnerships in education and health work. Journal Of Education Policy, vol. 18, n° 1, p. 19-35. Doi : 10.1080/268093032000042182


  • Mili Isabelle (2011). Une maïeutique de l’écoute musicale en classe. Des mots en échos, pour construire l’œuvre musicale. Repres, n° 43, p. 153-174. Doi : 10.4000/reperes.227
    Résumé : Comment un collectif d’élèves peut-il, à travers des activités d’écoutes, donner corps à une œuvre musicale ? Comment l’enseignant s’y prend-il pour délimiter la frontière entre une interprétation, singulière et située, de l’œuvre musicale, et l’œuvre elle-même ? À travers l’analyse didactique de deux séquences d’enseignement musical, consacrées à l’écoute de Prokofiev et Amaral, se dégagent des activités langagières et textuelles propices à l’émergence des notions d’œuvre et d’interprétation. Au fil des séquences et des échanges, ce sont aussi les rôles respectifs des acteurs de la culture musicale (compositeurs compris) qui font irruption dans l’espace scolaire…

  • Moignard Benjamin (2018). Les « nouvelles » problématiques éducatives : construction de l’objet. Revue Francaise De PDagogie, n° 202, p. 65-75.
    Résumé : Cet article propose d’explorer la notion de « nouvelles » problématiques éducatives qui interroge la construction publique d’un certain nombre de « problèmes » scolaires, les formes de leur désignation et de leur prise en charge. Nous interrogeons les apports de la sociologie des problèmes publics pour saisir dans un ensemble cohérent un certain nombre d’objets qui font problème à l’école : violences à l’école, décrochage scolaire, laïcité en milieu scolaire, genre et éducation, etc. Le travail autour de cette notion et des objets qui lui sont liés permet également d’interroger l’évolution du champ de la recherche en éducation et les débats en légitimité d’objets qui l’animent, au regard de leur inscription sociale.


  • Moignard Benjamin (2013). L’animation socioculturelle professionnelle : entre affirmation politique et quête identitaire. In  Jean-Luc Richelle, et al. (éD.), L'animation socioculturelle professionnelle, quels rapports au politique ? (p. 393-400). Bordeaux : Carrières Sociales Editions.


  • Moignard Benjamin & Rubi Stéphanie (2018). Les figures de la déviance à l’école : les “élèves perturbateurs” comme analyseur de la transformation des milieux éducatifs et scolaires. ÉDucation Et SociTS, n° 41, p. 43-61. Doi : 10.3917/es.041.0043
    Résumé : Les élèves perturbateurs incarnent une nouvelle figure de la déviance à l’école qui interroge certains marqueurs de la transformation du système éducatif. La diversification des publics, de l’offre scolaire et des fonctions sociales de l’école ont entraîné une remise en cause de sa capacité à accueillir tous les élèves, que l’émergence et le traitement de la figure de l’élève perturbateur peuvent illustrer. L’objet est ici de mettre en perspective cette requalification de la déviance à l’école, qui ne renvoie plus seulement à des registres scolaires ou curriculaires, mais d’abord à la difficile dilution de la question sociale dans la question scolaire. L’élève perturbateur se définit par un comportement, une confrontation ou une opposition à l’ordre scolaire ordinaire, assigné à des caractéristiques sociales, sexuées, racialisées parfois, qui n’ont pas grand-chose à voir avec un statut d’élève. Les processus et procédures de prise en charge témoignent de l’ampleur des transformations des milieux scolaires et éducatifs. Ces plans et programmes, devenus protocoles et dispositifs, la pluralité d’acteurs intervenants qui en dessinent les contenus et les cibles reflètent la prégnance de paradigmes, parfois contradictoires, pour (re)définir et délimiter autant ce qui fait désordre que celles et ceux qui posent problème.


  • Mons Nathalie (2007). Les nouvelles politiques éducatives. La France fait-elle les bons choix ?. Paris : Presses Universitaires de France.
    Résumé : Depuis deux décennies, dans la majorité des pays développés, des réformes scolaires d'envergure se sont multipliées. Elles ébranlent les fondations historiques des États-enseignant, marquant peut-être, dans l'éducation, le « tournant néo-libéral » observé dans d'autres politiques publiques. La France, longtemps apparue en retrait, fustigée par les observateurs pour son immobilisme et son néo-corporatisme paralysant, constitue-t-elle encore une exception face à la montée de cette vague néo-libérale qui uniformiserait les systèmes scolaires des pays développés ? Pour répondre à ces questions, l'auteur évalue, à l'aune des expériences étrangères, les politiques éducatives françaises.

  • Montoya Nathalie (2013). Les établissements scolaires face aux dispositifs d'éducation artistique et culturelle. Carrefours De L'Ducation, n° 36, p. 15-30.
    Résumé : À partir de la ré-exploitation de deux ensembles d’enquêtes réalisées en Seine-Saint-Denis et en Rhône-Alpes, cet article revient sur le développement des dispositifs liés à l’éducation artistique et culturelle dans les établissements scolaires du second degré. Parallèlement à l’État et aux initiatives prises par les acteurs culturels, les collectivités territoriales ont développé une offre complexe de dispositifs qui finit par composer un ensemble pluriel et disparate selon les territoires. Cette inégalité est accentuée ou compensée par la diversité des ressources disponibles au sein des établissements scolaires pour s’emparer de cette offre. Ces enquêtes nous permettent de conclure à l’efficacité propre des dispositifs qui président à l’institutionnalisation paradoxale d’un nouveau champ de l’action publique, traversé par des tensions sans cesse réactivées, au croisement des politiques éducatives et de l’action culturelle.


  • Morel Stanislas (2014). La médicalisation de l'échec scolaire. Paris : La Dispute.
    Résumé : Phobie scolaire, dyslexie, précocité intellectuelle, hyperactivité : les enseignants et les professionnels du soin sont aujourd’hui submergés par les demandes de traitement de "difficultés scolaires" imputées à un ensemble de plus en plus étendu de "troubles". Comment expliquer cette manière de concevoir l’échec scolaire comme un problème strictement individuel et de nature psychologique ou médicale ? Dans cette enquête, Stanislas Morel, sociologue, questionne la médicalisation de l’échec scolaire et montre pourquoi ces diagnostics et les traitements qui les accompagnent paraissent de plus en plus naturels. Il analyse la contribution respective des scientifiques et des professionnels du soin, des hauts fonctionnaires et des experts des questions scolaires, des familles et des associations de parents, de l’école et des enseignants, à la construction de cette prétendue évidence. Cet ouvrage éclaire d’un nouveau jour les inégalités à l’école, et interroge la situation d’une institution en passe de perdre la main sur la résolution collective du problème de l’échec scolaire.


  • Morel Stanislas (2012). Les professeurs des écoles et la psychologie. SociTS Contemporaines, n° 85, p. 133-159. Doi : 10.3917/soco.085.0133
    Résumé : Situé à l'intersection de la sociologie des professions et de la sociologie du travail, cet article analyse, à partir d'une enquête réalisée dans une école primaire, les usages que les professeurs des écoles font de la psychologie d'inspiration psychanalytique. Dans un contexte de relatif déclin de la valeur sociale de leur profession, le recours à la psychologie vise d'abord à apporter une caution scientifique aux pratiques professionnelles des enseignants. Outil de professionnalisation du groupe, la psychologie est aussi à l'origine de sa segmentation : outre qu'elles donnent lieu à des pratiques contrastées, les compétences psychologiques, inégalement distribuées, sont en effet mobilisées dans le cadre de stratégies distinctives. Le recours à la psychologie s'explique enfin par le caractère opérationnel de cette science appliquée : c'est en centrant l'analyse sur le travail et en décrivant ses applications qu'on se donne les moyens de comprendre la large diffusion du registre psychologique chez les professeurs des écoles.

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