Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Les Lieux d'Éducation Associés (léa)

Vous êtes ici : Accueil / Le réseau / Anciens Léa / Égalité à Baggio
Retour

LéA Égalité à Baggio, Académie de Lille (2016-2019)

Construction de la citoyenneté : école et questions de société sous l’angle de l’égalité Filles-Garçons
PSITEC Équipe d’Accueil n°4072 ESPE Lille Nord de France, CIREL-Trigone Équipe d'Accueil n°4354 Université de Lille

L'engagement du lycée Baggio contre les inégalités a conduit à la création du LéA Égalité à Baggio en 2016. En raison de l'asymétrie très forte entre filles (14% de l'effectif) et garçons, due aux types de métiers auxquels prépare ce lycée, la recherche s'est focalisée en 2016-2017 sur l'égalité hommes/femmes et les stéréotypes de genre, avec la passation d'une étude de psychologie sociale sur l'effet de la menace des stéréotypes sur les comportements, même sans l'expression d'attentes ni l'exercice de pressions interindividuelles. L'analyse des réponses a montré que les garçons et les filles ressentaient relativement moins de menace venant des membres de leur groupe ou des membres de l'autre groupe que de leur propre regard, la cible « soi » générant donc plus de menace que la cible « groupe ».

En 2017-18, des échanges avec les personnels du lycée intéressés par le LéA et des observations de classes ont permis de préciser l’objet de travail commun avec les enseignants : la parole des élèves. En effet, les comportements langagiers reflètent des stéréotypes liés au genre (cf. l’exposition Sextype, présentée au lycée en novembre 2016) et des inégalités socioculturelles qui pèsent sur la réussite des études, le devenir professionnel ultérieur des garçons comme des filles et sur les rapports interpersonnels dans l’établissement. C’est une problématique transversale qui concerne potentiellement tous les personnels du lycée.

À partir de janvier 2018 l’observation des situations de prise de parole existantes, par le biais d’entretiens avec les enseignants et d’observations de classes a infirmé l’impression première selon laquelle les filles seraient plus réticentes que les garçons à prendre la parole mais elle a montré que les conditions rencontrées par les élèves, quel que soit leur genre, sont peu propices au développement de leurs compétences verbales. En effet, les usages scolaires prédominants réduisent la parole à la fonction d’outil de transmission de contenus (parole POUR apprendre) et de régulation des relations interpersonnelles alors qu’elle est rarement considérée comme un objet d’apprentissage en soi (parole À apprendre). La parole des élèves est canalisée ou évaluée de façon pénalisante, ce qui accroît son caractère anxiogène.

Faute d’outils pour comprendre les conditions de développement de la parole à l’école, il est tentant de rapporter les inégalités de compétences et les difficultés de progression a des facteurs extra-scolaires tels que l’origine culturelle, un « don » ou un « charisme » innés, des traits de personnalité (timidité) ou des caractéristiques « naturelles » (genre). Si tout se joue ailleurs que sur le terrain des apprentissages, les inégalités sont hors de portée d’une intervention enseignante organisée. La parole est donc évaluée sans faire l’objet d’un réel enseignement.

L’action du LéA vise, au contraire, a montrer que, au même titre que les autres savoirs, les compétences de la parole relèvent de la responsabilité de l’école. Les objectifs correspondants peuvent être intégrés à chaque enseignement. Cet apprentissage est décisif pour faire reculer les inégalités socio-culturelles et les phénomènes de domination de genre. Mais il ne peut être réalise sans une identification et une explicitation des savoirs en jeu et sans l’élaboration de démarches d’enseignement appropriées.

Productions du LéA

Formation « Égalité filles-garçons dans l'institution scolaire » Février 2018 à l'ESPÉ-LNF

Formation « Former nos élèves à la prise de parole» Mars et Avril 2018 au Lycée Baggio

Membres de l'équipe

  • Laurence Bailleux, professeure d'économie-gestion, Lycée Baggio
  • Cyril Barde, professeur de lettres, Lycée Baggio
  • Gwenaëlle Bon, professeure d'anglais, Lycée Baggio
  • Frank Chaveyriat, professeur de Sii. Ing. Mé., Lycée Baggio
  • Corinne Courjeaud, professeur documentaliste, Lycée Baggio
  • Caroline Desombre, MCF en psychologie sociale à l'ESPE Lille Nord de France
  • Yann Ducep, professeur d'anglais, Lycée Baggio
  • Marie Dutilleul, professeure de lettres, Lycée Baggio
  • Guylène Gouranton, professeure d'anglais, Lycée Baggio
  • Stéphanie Klein, professeure d'espagnole, Lycée Baggio
  • Élise Lanoë, professeur d'allemand, Lycée Baggio
  • Sophia Naji, professeure d'anglais, Lycée Baggio
  • Anne-Catherine Oudard, MCF en sciences de l'éducation, Laboratoire Cirel, Université de Lille
  • Alain Pastor, personne-ressource du LéA
  • Lucie Petit, MCF en sciences de l'éducation, Laboratoire Cirel, Université de Lille
  • Muriel Renard, professeure agrégée d'espagnol, Lycée Baggio
  • Arnaud Rosset, professeur de philosophie, Lycée Baggio
  • Marie Sampers, professeure de mathématiques, Lycée Baggio
  • Catherine Seidlitz, professeure d'arts appliqués, Lycée Baggio
  • Isabelle Szczepanski, professeure documentaliste, Lycée Baggio
  • Anne Wacreniez, professeure de français, Lycée Baggio