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Vous êtes ici : Accueil » Recherche Séminaire international de l'IFÉ Douzième session, 29 et 30 juin 2016 12e session, programme et accès aux vidéos

12e session, programme et accès aux vidéos

Mercredi 29 juin matin

9h45 - Ouverture du séminaire par Jacques Douaire et Jean-Charles Chabanne

Présentation du programme de la journée. Présentation du contexte par Jacques Douaire et commentaire du cadrage.

09h45 - Ouverture du séminaire

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10h - Emmanuel Sander : « L’impératif analogique : perspectives pour l’éducation »

Ma présentation sera organisée en 4 parties.

Dans la première partie (durée prévue de 25 minutes), intitulée « L’impératif analogique » je présenterai la perspective que nous avons développée avec Douglas Hofstadter sur l’analogie. La plupart des orateurs y sont familiers. J’insisterai surtout sur des aspects présents dans le prologue et dans le chapitre 4, que je joins.

Notre approche procède de l’idée que chaque instant est singulier, mais cesse d’être tout à fait nouveau. Ainsi, la familiarité émerge, et avec elle la faculté de bénéficier de l’expérience.

C’est de cette manière qu’émerge un paradoxe philosophique, qui trouve une résolution psychologique. Fondée sur la ressemblance, l’analogie est cette faculté psychologique, humaine et, au-delà, animale, de négliger en partie la singularité de la situation présente pour la rattacher à d’autres singularités passées stockées en mémoire ou à des agrégats de singularités passées, qui forment des catégories mentales. L’analogie est la condition même de tout apprentissage.

Dans la deuxième partie (durée prévue de 15 minutes), intitulée « Le cadre A-S3 », j’introduirai trois formes d’analogies, dénommées analogies de signification, analogies de situation et analogies de simulation, qui influencent l’élève dans ses compréhensions et ses apprentissages et sont pertinentes pour l’enseignant à la fois pour comprendre les interprétations de l’élèves et les difficultés rencontrées, ainsi que dans une perspective d’intervention.

Dans la troisième partie (durée prévue de 15 minutes), intitulée « Une perspective d’intervention scolaire », je développerai l’idée que la prise en compte des processus d’analogie permet de construire des progressions d’apprentissage.

Dans la quatrième partie (durée prévue 5 minutes), conclusive, je synthétiserai les principales idées qui auront orienté ma présentation et j’introduirai quelques perspectives et questions ouvertes.

Consulter la version longue de cette présentation.

10h - E. Sander : L'impératif analogique

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11h - Réactions d’André Tricot et de Jean-Charles Chabanne

11h - Réactions d'A. Tricot et de J.C. Chabanne

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11h40 - Réponse d’Emmanuel Sander (1)

11h40 - Réponse E. Sander

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12h - Discussion plénière mercredi matin

12h - Discussion plénière mercredi matin

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Mercredi 29 juin après midi

14h - Jacques Douaire : Présentation des travaux du LDAR sur l’analogie

Le recours à l’analogie est une réalité, tant dans des dispositifs d’enseignement en sciences que, de fait, dans les pratiques des enseignants. L’explicitation du rôle historique de l’analogie en sciences ainsi que l’étude de modèles contemporains de l’analogie apportent-elles un éclairage sur son usage actuel dans l’enseignement et ses effets sur les processus d’apprentissage ?

Le groupe « Mathématiques et réalité » du Laboratoire de Didactique André Revuz, piloté par Laurent Vivier, regroupant des enseignants chercheurs en didactique de chimie, de mathématiques et de physique s’est intéressé entre 2014 et 2015 à des travaux sur l’analogie relevant de différents domaines : philosophie, sciences, histoire des sciences et épistémologie, psychologie, didactique… qui ont conduit à la publication « L’analogie : étude de son usage en didactique en chimie, mathématiques, physique » (2015 LDAR) coordonnée par J.Douaire et L.Vivier.  

Une des premières études de cette publication porte sur l’ouvrage de D. Hofstadter et E. Sander « L’analogie cœur de pensée » (2013). C’est aussi pour cette raison que nos travaux s’inscrivent dans les problématiques de ce séminaire.

Cette présentation resitue ce questionnement et présente les différentes interventions du LDAR à ce séminaire, basées sur des analyses d’expérimentations ou la production d’éclairages ou de synthèses développées dans la publication citée.

14h - J. Douaire : Présentation des travaux du LDAR

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14h20 - Wanda Kaminski : (LDAR, URCA) « Les analogies en électrocinétique : appuis puissants ou pièges sournois ? »

Les dispositifs d’enseignement de physique peuvent avoir recours à des analogies avec des connaissances liées au vécu des élèves, ou à d’autres domaines de la physique. Ces choix conduisent à s’interroger sur la contribution de ces analogies tant à la compréhension des notions visées qu’à celle des principes et des méthodes de la physique. Sans prétendre à aucune exhaustivité, ce texte présente, à partir de quelques exemples, issus de l’enseignement de l’électrocinétique, des interrogations et des éléments d’analyse sur les questions soulevées par l’usage des analogies.

 Mots clefs : analogie, électrocinétique, obstacle didactique, raisonnement séquentiel.

14h20 - W. Kaminski : Les analogies en électrocinétique 

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15h - Marie-Pierre Galisson (LDAR, ESPE Lille Nord de France) « Analogie et ethnomathématique »

 Cette communication propose des éléments de synthèse sur la question de l’analogie comme outil d’intelligibilité dans la lecture des connaissances mathématiques à l’œuvre dans des pratiques socio-culturelles (non écrites) et aussi comme vecteur d’apprentissage dans des contextes culturels non occidentaux. Les ethnomathématiciens, mobilisent des processus de pensée que l’on peut apparenter à un processus de recherche d’analogies entre des traces de pratiques et des théories mathématiques détachées des contextes qui ont présidé à leur constitution. Un autre de leurs axes de travail consiste à s’appuyer sur le potentiel mathématique des ressources culturelles autochtones pour interroger la pertinence pédagogique et didactique de curricula mathématiques « occidentaux » imposés par le biais de la colonisation.

Cette intervention présente les rapports qui peuvent exister entre les travaux des ethnomathématiciens et la fonction d’une certaine forme d’analogie et illustre, à l’aide de quelques exemples, la nature et la fonction d’un « mode de pensée analogique » qui permet aux ethnomathématiciens de décoder des connaissances mathématiques à l’œuvre dans des pratiques. Enfin, nous présenterons des réflexions personnelles à propos des relations entre analogie, approche en contexte de l’apprentissage et de l’enseignement, et approches de théories didactiques.

Mots clefs : analogie, ethnomathématique, pratiques socio-cultrelles, théories didactiques.

15h - M.P. Galisson : Analogie et ethnomathématique

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16h - Laurent Vivier  (LDAR, Université Paris- Diderot) « Analogie et numération : un exemple en formation »

 L’apprentissage fondamental du système décimal est complexe car il condense en peu de signes de nombreuses significations et les élèves éprouvent des difficultés dans son apprentissage. En formation initiale des futurs professeurs du premier degré la numération dans des bases autres que dix est utilisée pour sensibiliser aux difficultés que leurs élèves pourront rencontrer ainsi que pour dénaturaliser leurs connaissances qui peuvent faire obstacle à l’enseignement. Dans cette étude, nous élaborons une situation de découverte de la numération de position en base sept où la proximité des règles de représentation des registres constitués par deux bases différentes (base sept et base dix) ainsi que de certains traitements, favorise largement le fonctionnement de l’analogie. Cette étude a permis de mettre en lumière l’intérêt des idées avancées par Hofstadter et Sander, toutefois la notion d’hybridation apparaît être plus complexe qu’elle n’est exposée par ces auteurs. Il s’avère nécessaire, pour l’analyse didactique, de la préciser.

 Mots clefs : analogie, analyse didactique, hybridation, numération de position.

16h - L. Vivier : Analogie et numération

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16h40 - Réaction d’Emmanuel Sander (2)

16h40 - Réaction E. Sander (2)

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17h10 - Discussion plénière mercredi après-midi

17h10 - Discussion plénière mercredi après-midi

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Jeudi  30 juin matin

8h30 - Gérard Sensevy : « L’analogie, questions épistémologiques, théoriques, méthodologiques »

L’analogie comme rapport entre situations expérimentées, entre passé et présent – L’analogie omniprésente : un nouveau sens au mot catégorisation ? – L’analogie dans le langage, la lexicalisation comme explicitation et l’ouverture du concept – La nécessité du travail d’analogie, « l’art de la recherche d’un analogue approprié » – Analogie, action, inférence.

8h30 - G. Sensevy : L’analogie, questions

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9h10 - Réaction d’Emmanuel Sander à l'exposé de G. Sensevy

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9h30 - Première discussion plénière jeudi matin sur l’exposé de G. Sensevy

9h30 - Première discussion jeudi matin

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10h - Marc Rogalski. « Analogies, catégorisation et conceptualisation en sciences et en mathématiques : des questions » LDAR(Paris 7), IMJ-PRG (Paris 6), Paul PAINLEVE (Lille 1)

 Nous soulevons plusieurs questions concernant le rôle de l’analogie en sciences, motivées par le scepticisme vis a vis d’explications trop générale par l’analogie.  Nous développons d’abord l’idée qu’une motivation puissante en sciences est la recherche d’invariants, plus souvent que la catégorisation. Puis nous mettons en doute le rôle fréquent attribué par certains historiens des mathématiques à l’analogie dans le développement historique, y voyant parfois d’autres ressorts. Nous développons ensuite plusieurs exemples où l’analogie fait apparaître des obstacles importants, en mathématiques et en sciences. Mais nous mettons aussi en évidence des cas où l’analogie peut être un ressort puissant, en mathématiques comme en didactique des mathématiques. Enfin, après avoir développé l’intérêt d’enseigner des méthodes, nous concluons sur les nombreuses autres voies que l’analogie, analysées par les didacticiens, et qui permettent d’aboutir chez les étudiants ou les élèves à la conceptualisation de notions scientifiques.

 Mots clefs : analogie, didactique, histoire des mathématiques, obstacles

10h00 - M. Rogalski : Analogies, catégorisation et conceptualisation

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10H40 - Wanda  Kaminski : « Les analogies d’Einstein : Corps noir et quanta »

Au cours de l’année 1905, son « année miraculeuse », Albert Einstein a publié cinq articles qui ont profondément modifié notre interprétation de nombreux phénomènes physiques. Lui-même considérait son travail sur « la production et la transformation de la lumière » comme le plus révolutionnaire. Son argumentation s’appuie sur une analogie mathématique entre une description de la matière, composée d’atomes, et une interprétation de la lumière qui serait composée de quanta d’énergie.

Dans L’analogie, Cœur de la pensée de Hofstadter & Sander, les auteurs proposent une autre analogie, inadaptée au problème en question. Sans prétendre qu’elle vient d’Einstein, ils peuvent, malheureusement, le suggérer aux lecteurs. Cette présentation a pour objectif de clarifier les faits.

 Mots clefs : analogie, corps noir, Einstein, quanta.

10H40 - W. Kaminski : Les analogies d’Einstein

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11h00 - Réaction d’Emmanuel Sander(4)

11h - Réaction E. Sander (4)

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11h30 - Seconde discussion plénière jeudi matin sur les exposés de M. Rogalski et W. Kaminski

11h30 - Seconde discussion plénière jeudi

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Jeudi  30 juin après-midi

13h30 -  Table ronde : « Analogie : éléments de synthèse et perspectives », avec Marie-Jeanne Perrin-Glorian (LDAR) et Yves Chevallard (ADEF)

13h30 - Table ronde

 

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