INSTITUT FRANÇAIS DE L'ÉDUCATION

Outils personnels
Vous êtes ici : Accueil » Recherche Entretiens Ferdinand-Buisson

Entretiens Ferdinand-Buisson

Les Entretiens Ferdinand-Buisson ambitionnent d’organiser des dialogues argumentés sur des questions stratégiques, au carrefour de la recherche et du système éducatif.  

Chaque Entretien fait l’objet d’une publication dans une nouvelle collection d’ENS Éditions.

 

Première édition : Le politique doit-il se mêler d'éducation ? 9 décembre 2015
 

EFB1Les enseignants doivent-ils se mêler de politique ou s’en méfier ?  Les pédagogues ont-ils intérêt à disposer de relais politiques ? Ce qui se décide au ministère a-t-il un impact réel sur le terrain ?  Ce qui se passe dans la classe doit-il ne concerner que des professionnels de l’éducation ?... Ces questions là et bien d’autres furent au centre de la première conférence publique des Entretiens Ferdinand Buisson, organisée le 9 décembre 2015.

Issu des contributions de cette journée, le premier volume de la collection Entretiens Ferdinand-Buisson, examine, sur la base de la confrontation d'approches d'universitaires et de praticiens, la question des relations entre politique et éducation.

 

 

 

Deuxième édition : Le lycée professionnel : relégué et avant-gardiste ? Jeudi 16 juin 2016
 

EFB#2Le Bac professionnel fête cette année ses 30 ans. Les lycées professionnels, récemment réformés, accueillent environ 700 000 élèves. Il n’en reste pas moins que la voie professionnelle reste souvent une solution par défaut, quand l’inscription en filière générale ou technologique n’est pas possible. Comment alors s’y prennent les acteurs de ces lycées pour faire apprendre à des jeunes souvent marqués par des échecs antérieurs et un rapport compliqué à la culture scolaire ?

Lors de cette deuxième édition des Entretiens Ferdinand Buisson, des chercheurs et des praticiens ont été invités à discuter ces intuitions de départ, à partir de leurs connaissances et de leur expérience concernant les lycées professionnels.

 

 

Troisième édition : A quoi sert la comparaison internationale en éducation ? 30 novembre 2016

 

EFB3la publication prochaine (décembre 2016) des résultats de l’édition PISA 2015, qui plus est dans un contexte de campagne électorale, va en effet probablement donner lieu à un certain bruit médiatique. On constate depuis quelques années un écho croissant des enquêtes internationales, qui donnent l’occasion d’étalonner les résultats ou les performances des systèmes éducatifs, pour le meilleur comme pour le pire.  Quelle est l’utilité réelle de ces comparaisons internationales ? Comment sont-elles reçues et utilisées dans notre pays à travers le temps ?  Peut-on en tirer des leçons en termes de pratiques à importer ou exporter d’un pays à l’autre ? Par ailleurs, la comparaison internationale ne se réduit pas aux grandes enquêtes de l’OCDE. Qu’il s’agisse de travaux de recherche qui comparent des phénomènes ou des objets éducatifs  ou d’échanges internationaux dans le domaine de l’éducation, on constate souvent que ces processus de mise en perspective au delà des frontières nationales est souvent riche d’effets. En dénaturalisant des façons de voir ou des façons de faire fortement ancrées dans une tradition ou une routine nationale, ces comparaisons amènent à considérer « notre » éducation sous un jour nouveau. 

  

Quatrième édition : L'autonomie de l'établissement, avec ou contre les enseignants ? 23 mai 2017 

EFB4La quatrième session des Entretiens Ferdinand Buisson sera consacrée à la question de l'autonomie des établissements, souvent présentée comme la réponse miracle à toutes les difficultés du système éducatif.

Les participants éclaireront cette question à partir de recherches ou d'expériences dans lesquelles la dimension opérationnelle de l'autonomie est mise en oeuvre dans différents contextes pédagogiques.

Les intervenants :

Laetitia Progin (Université de Genève et Haute École Pédagogique de Vaud)

Hugues Draelants (Université Catholique de Louvain)

Dominique Didier-Viforel (Principale de collège)

                                    Éric Eberlin (professeur de mathématiques)

                                    Rémi Voisin (professeur d'EPS)

  

Cinquième édition : Inclure le handicap, recomposer l'école ? 6 décembre 2017

 
EFB5

La loi du 11 février 2005, qui consacre le passage de « l’intégration » à « l’inclusion » des personnes en situation de handicap en compensant les obstacles à l’autonomie et à la réussite que crée un environnement inadéquat, est devenue emblématique en particulier dans le champ scolaire. Il faut dire que dans le cas français, le nombre d’élèves handicapés scolarisés en milieu ordinaire a connu une progression de près de 80% depuis 2006.  A la question des conditions d’accessibilité au droit, qui semble aujourd’hui largement résolue, a succédé celle des limites de « l’inclusivisme » : l’école (et notamment l’enseignement secondaire) peut-elle s’adapter à tout type de déficience ? Jusqu’où le cadre institutionnel, et les professionnels qui le font « tenir » au quotidien, peut-il s’adapter aux exigences de la différenciation pédagogique que nécessitent ces élèves ? Faut-il dès lors inventer de nouveaux métiers d’accompagnement des parcours au risque de multiplier des interventions fragmentées, ou enrichir le curriculum de formation de manière à mieux outiller les enseignants, en courant ainsi le risque d’un traitement segment des publics scolaires ? Par ailleurs, on peut se demander du côté des élèves et de leurs familles, quel type d’expériences scolaires le handicap peut susciter.  Une fois de plus, le fonctionnement à la fois public et intime de l’institution scolaire ouvre de nouvelles pistes et catégories d’analyse  pour penser notre société à l’épreuve (civique) de la diversité et de l’altérité.


Les intervenants :
 
  • Isabelle Ville, sociologue, directrice de recherche Inserm, anime le Programme Handicaps et Sociétés de EHESS
  • Rachel Gasparini, enseignant-chercheur au centre Max Weber, participe au programme Circ’Handi - Circulation des savoirs sur le Handicap dans l’institution scolaire (ENS-CNRS).
  • Laurence Bossy, professeur de français - Collège lycée Elie Vignal, Caluire-et-Cuire
  • Salomé Prudot (assistante d’élève -Collège lycée Elie Vignal, Caluire-et-Cuire)
  • Véronique Montangerand, Inspectrice de l'éducation nationale,  conseillère adaptation scolaire et scolarisation des élèves handicapés.
 
  

 Sixième édition : Les enseignants entre métier et profession : une identité introuvable ? 30 mai 2018

 
 

EFB6Le « monde enseignant » est un objet de fantasme social et politique de longue date. Les "profs" peuvent être tour à tour des des agents en premier ligne pour défendre les valeurs républicaines ou des professions libérales rétives au changement, des fonctionnaires injustement reconnus ou au contraire trop corporatistes, etc.

Malgré cette diversité, l’illusion d’une certaine unité du monde enseignant perdure, en décalage avec les études qui soulignent les segmentations voire les fractures de ce groupe social. Au sein même du monde enseignant, la caractérisation de la « professionalité » est loin d’être consensuelle.

Malgré la production de nombreux référentiels de compétences, ce qui fait aujourd’hui un « bon enseignant » n’est pas évident. En matière de politique publique, la figure implicite de l’enseignant qui transpire des circulaires et des discours ministériels est parfois celle du professionnel inventif, d’autres fois c’est celle de l’agent à qui il faut rappeler quelles sont les méthodes pédagogiques efficaces.

Ce modèle de référence peu stabilisé a des implications très concrètes dans le domaine de la formation des enseignants, des modes de régulation de l’activité pédagogique, de l’évaluation des carrières, du cadrage des contextes de travail, etc.

Ce sont toutes ces dimensions qui pourront être abordées à travers cet Entretien Ferdinand Buisson, à partir d’une problématisation centrale : peut-on parler d’une déprofessionnalisation enseignante au regard de l’évolution du mandat enseignant, ou des formes de requalification sont-elles à l’œuvre, qui renouvellent la vocation et son mandat social ?

 Les intervenants :

  • Géraldine Farges, maîtresse de conférences en sciences de l’éducation à l'université de Bourgogne (IREDU)
  • Pierre Périer, professeur en sciences de l'éducation à l’université de Haute-Bretagne (CREAD)
  • Céline Grancher, professeur des écoles à Lormont (33), docteur en sciences de l’éducation à l'université de Bordeaux (LAB-E3D)
  • Frédérique Jarre, directrice d’école maternelle à Lyon
  • Alain Beitone, professeur honoraire de sciences économiques et sociales à Marseille
 
 

Septième édition : Migration et scolarisation : un accord dissonant ? 11 décembre 2018

 

EFB7Qu’ils arrivent seuls ou en famille, en situation légale ou irrégulière, les jeunes d’âge scolaire constituent une partie essentielle des flux migratoires. De nationalité étrangère ou nés hors de la France métropolitaine, ils et elles ont massivement connu l’école « ailleurs ». De nationalité française, ils communiquent régulièrement dans une autre langue que le français avec leurs parents.

Or en valorisant la culture et la langue nationales, l’école française n’accentue-t-elle pas le poids de l’origine ethno-culturelle dans les performances scolaires ? Quels dispositifs et quelles orientations de l’action éducative peuvent conforter l’espoir de mobilité sociale qui accompagne les projets migratoires ? Que disent les enquêtes de suivi sur la capacité de l’école à faire réussir les élèves « nouvellement arrivés » au même titre que les élèves « durablement installés » ? Dans quelle mesure l’histoire de l’immigration et des itinérances oriente-t-elle non seulement le recrutement scolaire, mais les pratiques pédagogiques ?

A l’épreuve des circulations et des parcours des jeunes d’origine immigrée, des jeunes réfugiés ou des jeunes « du voyage », l’institution scolaire révèle des rigidités différentes selon son cadre sociétal de référence, et des souplesses parfois inédites.

 Les intervenants :

  •  Régis GUYON  :  Directeur territorial adjoint Auvergne Rhône-Alpes du Réseau Canopé et rédacteur en chef de la revue Diversité.
  • Mathieu ICHOU  : Chargé de recherche à l’INED.
  • Geneviève MOTTET :  collaboratrice scientifique et chargée d’enseignement (FPSE, Université de Genève)
  • Claire SCHIFF : Maîtresse de conférences en sociologie, Université de Bordeaux.
  • Stéphane KUS : Directeur de l'école élémentaire Youri Gagarine, Vaulx-en-Velin
  • ​Jean-Luc VIDALENC : conseiller pédagogique et formateur, DSDEN du Rhône, pôle allophones
 

Huitième édition : Éducation et territoires : compenser les inégalités ou s'adapter à la diversité ? 06 novembre 2019

 

EFB9Si la prise en compte du « local » dans les politiques éducatives françaises visait à  « donner plus à ceux qui ont moins », par exemple par les dispositifs d'éducation prioritaire dès les années 1980, ou à faire prendre en charge certains investissements par les collectivités locales, elle n’a cependant pas remis en cause les principes constitutifs de notre système éducatif, puisque les programmes, les horaires, les statuts comme les orientations pédagogiques restent largement déterminés au niveau national.

 

Pourtant depuis le début du XXIe siècle, on assiste à une double modification de la place du territoire au regard de l’éducation: d’une part, par des revendications « par le bas » visant à faire du niveau territorial un échelon d’élaboration et de production de politiques propres, et d’autre part par la diffusion internationale des instruments de la nouvelle gestion publique « par le haut », promouvant notamment une plus grande autonomie accordée aux unités éducatives et la possibilité de comparer leurs performances.

Les « cités éducatives », lancées en 2019, sont le plus récent des dispositifs pour affronter la désespérance des territoires qui semblent concentrer les difficultés sociales et éducatives. Du côté de l'enseignement supérieur, on s’interroge sur la polarisation des universités que risquent fort d’entrainer les « investissements d'avenir ».

Ces Entretiens Ferdinand Buisson réuniront des chercheur.ses et des acteur.trices éducatif.ves particulièrement engagé.es sur ces questions pour faire le point sur ce que signifie actuellement cette dimension territoriale de l’éducation, et sur la portée et les limites de la fonction éducative du territoire. Dans quelle mesure les problèmes sociaux et éducatifs peuvent-ils être appréhendés à une échelle locale ? Les élèves, les étudiant.es et leurs familles vivent-ils/elles le territoire comme enfermement ou comme ressource ? La préoccupation renouvelée pour les disparités territoriales ne masque-t-elle pas la récurrence des inégalités proprement sociales ?

Les Intervenants :

  • Ariane Azéma : Inspectrice générale de l'éducation, du sport et de la recherche
  • Pierre Champollion : Président de l'Observatoire éducation et territoires, Docteur HDR et chercheur au laboratoire Education Cultures Politiques, Université Lumière-Lyon 2
  • Leïla Frouillou : Maîtresse de conférences en sociologie, Université Paris Nanterre
  • Magali Hardouin : Maîtresse de conférences en géographie et aménagement du territoire, Université Rennes 
  • Christine Lauer : Inspectrice d'académie-inspectrice pédagogique régionale d'histoire-géographie, correspondante académique éducation prioritaire
  • Anne Dillenseger : Adjointe à la mairie de Dijon en charge de l'éducation, vice-présidente de Dijon métropole en charge des politiques éducatives
  • Damien Coursodon : Proviseur du lycée Jacques Brel de Vénissieux 

 

 

Actions sur le document